01

Position entrepreneuriale

Je conçois le produit, en dirige la réalisation et construis l’entreprise qui le déploie.

02

1982

Premières expériences

À neuf ans, je découvre l’ordinateur. Je crée une application inspirée des livres dont on est le héros : le lecteur choisit son chemin dans l’histoire.

À seize ans, je combine graphisme, animation, son et 3D pour montrer ce que l’ordinateur permet désormais de faire.

Chez MBDC, revendeur Apple à Lille, mes créations multimédias font vendre des ordinateurs.

Je propose d’en faire une activité commerciale.

MBDC ouvre un département multimédia et m’en confie la responsabilité.

J’y réalise des commandes pour les entreprises : présenter un produit, visualiser un bâtiment avant sa construction, expliquer le fonctionnement d’une installation industrielle.

En parallèle, j’expérimente des images animées avec lesquelles l’utilisateur peut interagir.

03

1991

Le multimédia dans les lieux publics

À dix-sept ans, je crée et dirige Totemak, l’une des premières agences multimédias en France.

Nous concevons, produisons et installons des expériences interactives dans les lieux publics.

Nous travaillons notamment pour le ministère de l’Éducation nationale, EDF et La Redoute.

En 1993, Totemak déploie au Festival international du film de Cannes quinze bornes donnant accès à près de deux mille films en cinq langues. Les contenus sont actualisés chaque jour.

Pour la SANEF et son projet d’autoroute A16, nous transformons une carte fixe en territoire explorable. Les habitants passent du tracé général à leur environnement immédiat, comparent les variantes et comprennent les choix techniques et environnementaux.

Au cours de trois éditions consécutives du Festival de communication de Biarritz, nos réalisations reçoivent trois prix.

04

1995

L’album interactif

Apple veut montrer à l’industrie musicale ce que le CD Plus peut rendre possible.

L’entreprise me choisit pour en concevoir le prototype.

Je propose Prose Combat, l’album de MC Solaar, et obtiens l’accord de l’artiste et de PolyGram.

Je conçois et réalise l’expérience : le même disque reste un album à écouter et devient un univers interactif sur ordinateur.

Sur ordinateur, cet univers réunit paroles synchronisées, clips et images.

Je fabrique le disque multisession avant la stabilisation de la norme.

Apple retient le prototype pour son New Media World Tour.

Je le présente à l’ouverture d’Apple Expo, sur scène avec MC Solaar et Michael Spindler, alors CEO d’Apple.

En 1996, Passer ma route, de Maxime Le Forestier, transpose ce principe dans une édition CD Extra fabriquée en série et distribuée dans le commerce.

05

1999

La musique en ligne

À l’approche de l’an 2000, Internet entre dans les foyers.

Universal Music lance un appel d’offres pour créer son premier site Internet.

Je le remporte seul, face aux agences Web de l’époque.

Je choisis Gédéon comme producteur.

Je conçois le service de bout en bout et en dirige la réalisation.

Le projet mobilise près de cent personnes pendant un an. Le service est mis en ligne en mars 2000.

Douze univers musicaux donnent accès à 650 artistes et 4 500 albums. Le public peut suivre l’actualité des artistes, explorer le catalogue par genre et par époque et écouter des extraits.

Six mois après sa mise en ligne, UniversalMusic.fr prend la tête de l’audience des sites musicaux en France.

06

2000

Opendisc

Le MP3, le piratage et les graveurs de CD bouleversent l’industrie du disque.

L’industrie lutte contre la piraterie.

J’y vois une autre possibilité : donner davantage à ceux qui achètent.

Je crée Opendisc.

J’y réunis mes expériences du CD Extra et d’Internet.

Le disque devient la clé d’accès à un service en ligne réservé à son acheteur.

Le logiciel Opendisc s’intègre à la chaîne industrielle de fabrication des albums.

Les maisons de disques nous confient le master, la version de référence de l’album. Nous y intégrons le logiciel Opendisc selon les normes de qualité et de sécurité de l’industrie. Le master ainsi préparé part en usine pour la fabrication des disques à grande échelle.

Sur une chaîne hi-fi ou dans un autoradio, l’album s’écoute comme un CD classique.

Inséré dans un ordinateur, le disque ouvre l’espace en ligne de l’artiste.

L’acheteur choisit de s’y inscrire.

Après son inscription, l’album ne s’arrête plus au moment où il sort de l’usine. L’espace de l’artiste évolue avec l’actualité : titres inédits, clips en avant-première et making-of.

L’artiste et son label peuvent aussi écrire à l’acheteur par e-mail pour lui annoncer des nouveautés, l’inviter à un concert privé ou lui proposer de participer au tournage d’un clip.

L’artiste et son label peuvent désormais connaître leur public et entretenir avec lui une relation directe et continue.

Nous accompagnons les maisons de disques dans l’animation de la relation entre les artistes et leur public.

Nous devenons la première société de data marketing de l’industrie musicale.

Pour la première fois, les maisons de disques disposent de données qualifiées sur leurs consommateurs : profils sociodémographiques, territoires, comportements et parcours d’achat.

Pendant dix ans, avec les équipes d’Opendisc, je construis l’entreprise et en organise le développement international.

Opendisc équipe notamment des albums de Moby, Robbie Williams, Katy Perry et Michael Jackson.

Nous travaillons pour les quatre majors en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, et en Asie.

À son apogée, Opendisc réunit six millions d’utilisateurs et sa marque figure sur plus de 1 200 albums à travers le globe.

07

2014

La vidéo explorable

Je m’attaque au dernier grand média encore passif et linéaire : la vidéo.

On peut lancer une vidéo, la mettre en pause, avancer ou reculer. Mais on ne peut ni chercher dans son contenu ni interagir avec ce qui apparaît à l’écran.

Je cofonde Synchronized pour permettre au public d’interagir avec ce qu’il regarde.

L’Œil de Links est le premier projet commercial de Synchronized.

Pour L’Œil de Links, le magazine culturel de Canal+, je conçois une application qui rend chaque sujet navigable et relie tous les épisodes dans un même univers.

Le public entre dans l’émission par le sujet qui l’intéresse, puis passe de l’œuvre à son auteur, à ses techniques et à ses lieux. D’un épisode à l’autre, les archives se recomposent par artistes, tendances ou géographies.

Les utilisateurs disent « feuilleter » l’émission : ils y passent en moyenne plus de 26 minutes, soit plus longtemps que ne dure le programme.

Je pousse le principe plus loin avec The Hunt, une série animalière de la BBC. Chaque animal qui apparaît à l’écran devient explorable.

On entre dans The Hunt par un épisode ou par un animal. Dès qu’une espèce apparaît, l’écran ouvre son monde : images, caractéristiques, territoire, proies et prédateurs.

L’application est commercialisée à l’international sur l’App Store et Google Play

08

2017

Studio et Quotidien

Je conçois Synchronized Studio, un logiciel pour éditer et produire ces expériences à grande échelle.

TF1 sélectionne Synchronized pour intégrer son Media Lab à Station F. L’expérimentation vise à augmenter le temps que le public consacre à l’émission Quotidien.

Sur MYTF1, la plateforme de TF1, les 90 minutes de Quotidien — le talk-show d’actualité de Yann Barthès — deviennent une expérience matricielle.

Le public compose sa propre sélection parmi les sujets du jour : sujet d’actualité, invité politique, séquence d’humour ou reportage.

Il peut ensuite générer une playlist transversale à travers l’ensemble du catalogue, par exemple autour des invités du cinéma, du sport ou de la musique live. Chaque nouvelle émission enrichit le catalogue.

Le défi est de reproduire cette expérience chaque jour et de la mettre en ligne dès la fin de l’émission.

Nous développons notre propre système d’intelligence artificielle, qui découpe, labellise et relie automatiquement chaque séquence

Le temps moyen passé par utilisateur est multiplié par quatre par rapport au replay classique.

Lors d’une étude qualitative, les utilisateurs attribuent à l’expérience une note de 4,7 sur 5.

TF1 devient client et partenaire industriel, puis investit dans Synchronized.

09

2020

L’IA à l’échelle des catalogues

Face aux plateformes de streaming, les diffuseurs doivent élargir leurs catalogues et améliorer l’expérience proposée à leur public.

À cette échelle, le travail manuel ne suit plus.

Je dirige la transformation de Synchronized en une plateforme SaaS qui prépare les programmes des médias avant leur mise en ligne.

Son intelligence artificielle propose les vignettes, le découpage des séquences, les coupures publicitaires, ainsi que les options « Passer l’intro » et « Épisode suivant ».

Elle analyse le contenu et le contexte des vidéos.

Des règles métier et éditoriales transforment cette analyse en suggestions.

Dans Synchronized Studio, les équipes valident chaque suggestion.

Les chaînes et les studios utilisent la plateforme pour préparer les vidéos destinées à leurs services à la demande.

En mars 2021, AWS sélectionne Synchronized parmi les quinze partenaires mondiaux retenus pour le lancement de son programme Machine Learning Competency.

Chez Olympusat, la plateforme traite 20 000 épisodes et films en quelques jours ;

Une large part du catalogue devient monétisable.

En 2024, un jury du secteur décerne à Synchronized le prix Best AI Innovation aux Broadcast Tech Awards.

10

2026

Aujourd’hui

Je démarre aujourd’hui un nouveau cycle entrepreneurial.

Je conçois une expérience numérique qui utilise l’IA pour relier et organiser de vastes ensembles de contenus et d’informations en récits explorables.

L’ambition est d’améliorer l’accès au savoir, à la culture et à l’information.

Le projet reste confidentiel.

J’échange aujourd’hui avec des investisseurs et des partenaires stratégiques susceptibles de l’accompagner.

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